La Compagnie Affable

La Compagnie Affable partage les grands textes du théâtre, de la littérature, de la poésie et du cinéma.

Dialogue OFFable avec Olivier Sauton de Fabrice Luchini et moi

Olivier Sauton Fabrice Luchini et moi Théâtre du Rempart Festival Avignon OFF 2015Olivier Sauton revient au Festival OFF d’Avignon avec son seul-en-scène Fabrice Luchini et moi. Il nous raconte aujourd’hui son parcours et l’origine de ce spectacle qu’il est obligé de jouer deux fois par jour pour répondre à la demande !

Comment es-tu tombé dans le théâtre ?

A 20 ans. Ma copine de l’époque trouvait qu’on allait trop souvent au cinéma et jamais au théâtre. Alors j’ai fait mon gentleman, j’ai pris deux places pour Dom Juan au Théâtre Beaurepaire d’Angers et ce soir-là j’ai pris une claque fantastique ! Je me suis dit : c’est ça que je veux faire plus tard !

Avant de faire un stage au cours Florent comme tout bon provincial, j’avais rencontré Jean-Claude Brialy au Festival d’Anjou et il m’avait recommandé le cours Cochet. C’est là que je suis allé finalement. Et j’y suis resté 3 ans. La première année je n’ai rien compris. Je n’étais pas très littéraire. J’étais persuadé que j’étais un petit génie de la comédie et que je n’avais pas besoin de travailler. Le sens des fables et des scènes qu’on travaillait m’échappait. J’ai failli partir. Puis je me suis remis en question. Je me suis dit : reprends toutes les scènes et vois si tu les comprends. Et là, en travaillant vraiment, j’ai commencé à comprendre. Et je suis resté deux ans de plus parce que je sentais que c’était ce cours qui allait me faire progresser.

Comment t’es venue l’idée de cette pièce ?

J’ai rencontré Fabrice Luchini il y a dix-sept ans alors que j’étais apprenti comédien et j’en ai fait un sketch. A l’époque, je faisais du one man et c’était le sketch dont tout le monde me parlait. Ce thème du maître et de l’apprenti me plaisait bien et j’ai décidé de le traiter dans un seul-en-scène. J’ai exagéré un peu qui j’étais à vingt ans et Luchini est devenu mon maître. J’ai pris le temps pour l’écriture, et après un an de répétitions j’ai joué la première.

Un autre comédien qui t’inspire ?

Alexandre Astier. A chaque fois il se renouvèle. J’étais passé à côté de Kamelott mais à force d’entendre des gens de confiance me le recommander, je me suis plongé dedans. Je trouve son seul-en-scène sur Bach (Que ma joie demeure !) exceptionnel, c’est le genre de spectacles que je veux faire.

Une pièce ?

Dom Juan. J’adorerais faire une adaptation cinématographique. Si Molière avait été américain, Dom Juan aurait déjà été adapté avec des acteurs incroyables !

Une scène ?

Le monologue d’Arnolphe « Un certain Grec… » qui précède l’arrivée d’Agnès puis le fameux « le petit chat est mort ».

Un auteur ?

Céline. Le Voyage m’a pratiquement passé l’envie d’écrire de peur de tomber dans une mauvaise imitation de son style…

Fabrice Luchini et moi Olivier Sauton affiche festival avignon off 2014Une fable ?

« Le Juge Arbitre, l’Hospitalier et le Solitaire ». C’est son testament, son message ultime. Je trouve la fable superbe et tellement vraie.

Un mot ?

Travaille comme tu t’amuses (Antoine Blondin)

Nous remercions Olivier pour cet entretien. Vous pouvez le voir jouer au Théâtre du Rempart à 10h10 et à 22h au Théâtre des Vents !

Découvrez Dialogue OFFable, notre série d’entretiens avec les acteurs du Festival d’Avignon

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