La Compagnie Affable

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Un Tramway nommé Désir : Blanche raconte le suicide de son premier amour

Vivien Leigh Blanche Dubois A Stre etcar Named Desire

Vivien Leigh (Blanche Dubois) dans Un Tramway nommé Désir.

Version originale

BLANCHE : I loved someone once. And the person I loved, I lost. He was a boy. Just a boy, when I was a very young girl. When I was sixteen, I made the discovery: love. All at once and much… much too completely. It was like like you suddenly turned a blinding light… on something that had always been half in shadow. That’s how it struck the world for me. But I was unlucky. Deluded. There was something about the boy. A nervousness, a tenderness… an uncertainty. And I didn’t understand. I didn’t understand why this boy, who wrote poetry… didn’t seem able to do anything else. He lost every job. He came to me for help. I didn’t know that. I didn’t know anything… except that I loved him… unendurably. At night I pretended to sleep. I heard him crying. Crying… Crying the way a lost child cries. […] And that’s why, I… I killed him. […] One night… we drove out to a place called Moon Lake Casino. We danced the Varsouviana. Suddenly, in the middle of the dance, the boy I married broke away from me… and ran out of the casino. A few minutes later… a shot. I ran. All did. All ran and gathered about the terrible thing at the edge of the lake. He’d stuck a revolver into his mouth… and fired. It was because… on the dance floor… unable to stop myself, I’d said: « You’re weak. I’ve lost respect for you. I despise you. And then… the searchlight which had been turned on the world… was turned off again. And never… for one moment since has there been any light stronger than… than this… yellow lantern.

Version française

(à venir)

Monologue pour une femme extrait de la pièce Un Tramway nommé Désir (A Streetcar Named Desire) de Tennessee Williams. N’oubliez pas qu’il est impossible de travailler un texte sans l’œuvre complète. Vous pouvez acheter le livre en ligne et le récupérer dans la librairie la plus proche via ce lien Place des Libraires : Un Tramway nommé DésirTennessee Williams

→ Voir aussi notre liste de textes et de scènes issus du théâtre, du cinéma et de la littérature (pour une audition, pour le travail ou pour le plaisir)

2 commentaires sur “Un Tramway nommé Désir : Blanche raconte le suicide de son premier amour

  1. Marie-France Thériault, Canada
    6 février 2020

    Quel incroyable monologue! Je l’ai traduit rapidement pour que ma fille puisse l’utiliser dans une audition en Français. Sentez vous libres de l’utiliser comme tel ou avec des variations plus précises.

    BLANCHE : Il était une fois, j’ai aimé quelqu’un. Et la personne que j’ai aimée, je l’ai perdue. Il était un garcon. Seulement un jeune garcon, alors que j’étais une très jeune fille. Quand j’avais 16 ans, j’ai fait la grande découverte: l’amour. Tout d’un coup, et beaucoup…beaucoup trop complètement. C’était comme si on avait soudainement allumé une lumière aveuglante…sur quelque chose qui avait toujours été à moitié à l’ombre. C’est comme ça que ça a frappé mon monde. Mais j’étais malchanceuse. Illusoire. Il avait quelque chose, ce garcon. Une nervosité, une tendresse…une incertitude. Et je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas pourquoi ce garcon, qui écrivait de la poésie… ne semblait pouvoir faire rien d’autre. Il perdait chaque emploi. Je ne savais rien…sauf que je l’aimais…insupportablement. Le soir, je faisait semblant de dormir. Je l’entendais pleurer. Pleurer… Pleurer comme pleure un enfant perdu. […] Et c’est pourquoi je…je l’ai tuée. […] Un soir…nous sommes allés conduire vers un endroit qui s’appellait le Casino Moon Lake. Nous avons dansé la Varsouviana. Soudainement, en plein milieu de la danse, le garcon que j’ai marié s’est détaché de moi… et s’est enfuit du Casino en courant. Quelques minutes plus tard, un son de balle. J’ai couru. Tous ont couru. Tous ont couru et se sont rassemblé autour de la chose terrible au bord du Lac. Il avait mis un révolver dans sa bouche… et tiré. C’était parce que … sur le plancher de danse…incapable de m’en arrêter, je lui avais dit : « Tu es faible. J’ai perdu tout respect pour toi. Je te déteste. » Et ensuite… le phare qui avait allumé le monde… s’est éteint. Et jamais… pour un seul moment depuis lors y a-t-il eu une lumière plus fort que… que cette… lanterne jaune.

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    • Marie-France Thériault, Canada
      6 février 2020

      Oops! Voici une version corrigée! (À bas, les erreurs de frappe!)

      BLANCHE : Il était une fois, j’ai aimé quelqu’un. Et la personne que j’ai aimée, je l’ai perdue. Il était un garçon. Seulement un jeune garçon, alors que j’étais une très jeune fille. Quand j’avais 16 ans, j’ai fait la grande découverte: l’amour. Tout d’un coup, et beaucoup…beaucoup trop complètement. C’était comme si on avait soudainement allumé une lumière aveuglante…sur quelque chose qui avait toujours été à moitié à l’ombre. C’est comme ça que ça a frappé mon monde. Mais j’étais malchanceuse. Illusoire. Il avait quelque chose, ce garçon. Une nervosité, une tendresse…une incertitude. Et je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas pourquoi ce garçon, qui écrivait de la poésie… ne semblait pouvoir faire rien d’autre. Il perdait chaque emploi. Je ne savais rien…sauf que je l’aimais…insupportablement. Le soir, je faisais semblant de dormir. Je l’entendais pleurer. Pleurer… Pleurer comme pleure un enfant perdu. […] Et c’est pourquoi je…je l’ai tuée. […] Un soir…nous sommes allés conduire vers un endroit qui s’appelait le Casino Moon Lake. Nous avons dansé la Varsouviana. Soudainement, en plein milieu de la danse, le garçon que j’ai marié s’est détaché de moi… et s’est enfuit du Casino en courant. Quelques minutes plus tard, un son de balle. J’ai couru. Tous ont couru. Tous ont couru et se sont rassemblé autour de la chose terrible au bord du Lac. Il avait mis un révolver dans sa bouche… et tiré. C’était parce que … sur le plancher de danse…incapable de m’en arrêter, je lui avais dit : « Tu es faible. J’ai perdu tout respect pour toi. Je te déteste. » Et ensuite… le phare qui avait allumé le monde… s’est éteint. Et jamais… pour un seul moment depuis lors y a-t-il eu une lumière plus fort que… que cette… lanterne jaune.

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